Archives pour la categorie ‘document’

HISTORIQUEMENT INCORRECT. Jean Sévillia ♥

 

 

 

 

 

 

Rien de moins que 23 pages de bibliographie : pas de doute, c’est du lourd !

Des chiffres, des dates, des références pour un anti « agité du bocal »

Certaines remises à l’heure jubilatoires. Un réajustement des moustaches de l’histoire

A lire attentivement et à utiliser sans modération dans tout repas mondain de toutes obédiences politiques : ambiance garantie !!

LA CONVERSATION. Jean d’Ormesson

 

 

 

 

 

 

 

Un soir, un repas aux chandelles, quelques mets fins, deux hommes en habit :

Fouchey :

Avez vous lu cet opus « la conversation »

Dont on confabule de par tous les salons?

Eh,bien! qu’en faut il penser, mon cher Tallerand

De cette folle ambition dévolue aux grands?

Peu suffit premier consul, on veut empereur !

Et avec toutes les gloires et tous les honneurs?

Tallerand :

L’ambition est banale mais faut il qu’elle dure,

Vous l’avez su vous même pour cela rien n’est sûr.

Mais de son hagiographe qu’en faut il juger ?

Ces propos sont vrais mais son contenu léger

Semblable à lui même, érudit et frivole,

Il nous tient en haleine mais jamais ne s’envole.

Pour excuse on dira que le petit caporal

N’avait que peu de mots pour narrer l’ ideal.

ET SI L’AMOUR DURAIT. Alain Finkelkraut ♥♥♥

 

 

 

 

 

 

Comme dans « Un coeur intelligent » Finkelkraut s’appuie sur des oeuvres littéraires pour construire ou déconstruire la pérennité de l’amour.

Il dissèque avec son esprit aiguisé, allié à un véritable respect fervent de leurs auteurs, quatre ouvrages marquants sur l’étude des rapports amoureux : « Madame de Clèves » de Madame de La Fayette, des rapports générationnels : « Les meilleures intentions » d’Ingmar Bergman, des rapports érotiques : « Professeur de désir » de Philippe Roth et celle de l’amour mythique, idyllique à travers l’Oeuvre de Milan Kundera.

Dans une société circonscrite où l’amour et le choix amoureux sont devenus libres, les lois qui les régissent ont elles changées ou l’être humain est il toujours soumis aux caprices du destin, aux aléas génétiques et aux chimères raisonnées ?

Essai brillant comme son auteur.

 

UN COEUR INTELLIGENT. Alain Finkielkraut ♥♥♥

 

 

 

 

 

 

Ce livre est un diamant

Tous les feux de l’intelligence de Finkielkraut font chatoyer pudiquement des éclats sentimentaux étonnant de la part de ce philosophe si concentré sur la pensée et la raison

A travers un choix littéraire éclectique d’oeuvres marquantes sur la destinée humaine, quand Finkielkraut associe le coeur et l’intelligence vous obtenez un joyau

UNE VIE DE FAUSSAIRE. S Kaminsky ♥♥

 

 

 

 

 

 

En se glissant dans la peau et la vie de son père, l’auteur à la première personne fait naître le portrait d’un homme capable de donner vie dans tous les sens du terme à l’irréalisable. Elle nous entraîne par la voix de son père dans un maelström de violence, de haine, d’incurie qui ont jalonné la vie de cet homme et dont il a extirpé avec des mains de magicien toutes les vies qu’il a pu sauver et cela dans le plus grand secret au prix de risques inimaginables.

Epoustouflant.Passionnant.

Sarah Kaminsky pouvait sans conteste l’intituler « Mon père, ce héros » dans le plus beau sens du terme.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

UN AMOUR EXCLUSIF. J Adorjan

 

 

 

 

 

 

Exercice difficile que celui de convaincre des lecteurs que des membres de votre famille aient eu une vie suffisamment intéressante pour valoir un roman. J Adorjan s’y est attelé et nous raconte une tranche de vie avec une tendresse et un respect qui l’honore. A coups de  pastels, elle dessine le destin de deux êtres semblables à beaucoup d’autres mais qui, sous ses crayons, trace un tableau sobre, profond, délicat empli d’admiration et de réserve.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LES ENFANTS DE STALINE. Owen Matthews ♥

 

 

 

 

 

 

Avec un style journalistique, sans ambages, l’auteur à travers sa saga familiale, nous dresse un tableau semi-historique, semi-romancé de la Russie sous le « petit père du peuple ». Avec sa voix simple il nous compose un tableau lucide de toutes les exactions commises au nom dune pseudo idéologie, de cette force de survie inouïe habitant les êtres vivants sous ces régimes et de tous les dégâts directs et collatéraux  engendrés par l’aberration de ces dictatures. Avec force, patience et opiniâtreté il a fouillé dans les décombres familiaux et civils pour nous apporter un témoignage in vitro de cette époque honteuse pour l’humanité et cela avec talent.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

L’HOMME QUI M’AIMAIT TOUT BAS. Eric Fottorino ♥

 

 

 

 

 

 

Un chant d’amour simple, cristallin, entêtant  parfois triste jamais amer. Un champ d’amour vaste, infini, creusé de larges sillons droits et fiers engendré, peut être, par l’enseignement de valeurs essentielles et nobles. L’obsession d’un être que l’on voit se dessiner par petites touches pastels et pudiques liée à l’éternelle question sans réponse : « pourquoi ? »

Un livre d’une vie qui se lit et qui s’évanouit ?

Lauréat Grand prix des lectrices Elle 2010

RETOUR D’EXIL D’UNE FEMME RECHERCHEE. Helene Castel ♥

Un acte de barbarie irréfléchi égocentrique, une fuite véritablement miraculeuse autorisant l’apprentissage du don et des autres permettant ainsi l’acceptation humble du prix à payer : la prison. Véritable plaidoyer pour une rédemption toujours possible, sans apitoiement avec lucidité et courage.

Un récit original d’un être singulier à la vie paradoxale.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LAIT NOIR. Elif Shafak.

 

 

Une bonne idée de départ : l’analyse macro et microscopique de la dépression du post partum mais qui vire très vite à la psychose puerpérale mâtinée de schizophrénie. Un imbroglio de « personnages » fictifs piqués à Alix Girod de L’Ain, louchant vers une psychanalyse de bac à sable dans lequel seraient tombées, par le plus grand des hasards et pour une cause totalement inconnue, de véritables icones de la littérature (Doris Lessing, Beauvoir, Kristeva, Woolf…). Tout cela pour expliquer que la maternité n’est pas compatible à l’ « enfantement » littéraire ?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer, n’est ce pas ?

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

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