Un rythme lent, profond, puissant à l’image de ces « déferlantes » qui peuvent prendre des individus et les rejeter, un jour, sur un rivage, broyés, concassés mais vivants et autres.

Et la violence répétitive des ces lames de fond, tel un ciseau de sculpteur, fait apparaître lentement mais inexorablement le véritable visage de ces personnalités silencieuses drossées par la vie, battues par les ouragans du deuil et de l’absence.

On en ressort trempé, grelottant mais curieusement apaisé comme par un faible rayon de soleil caressant après une tempête.

Sobriété des mots, des personnages contrastant avec une nature omniprésente, bruyante, explosante renforçant leurs intenses fragilités.