Archives pour septembre, 2011

LES INSOMNIAQUES. Camille de Villeneuve ♥♥

 

Une description sur le fil du rasoir d’un monde révolu, d’une espèce en voie de disparition. L’image d’une fin de race dont seules les femmes ont pu en avoir la lucidité et la clairvoyance pour fourbir les mots décapants sur la décadence d’une caste qui n’est peut être que le parfait reflet de notre propre déclin.

Une belle étude de mœurs, puissante, dense sans nostalgie et pleine d’intelligence.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

L’ANNEE BROUILLARD. Michelle Richmond.

 

Une simple disparition sans indice tangible évoluant vers une quête mystique du Graal. Une recherche éperdue, passée au microscope électronique balayant toutes les angoisses, tous les doutes, tous les espoirs les plus fous jusqu’à l’improbable rencontre. Roman d’une densité étouffante, on ne peut être que ballottée, happée, secouée par cette vague immense inhumaine : retrouver un enfant perdu.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LE TOURISTE. Olen Steinhauer ♥

 

Un roman d’espionnage à l’ancienne avec de véritables traîtres mi Fleming mi Le Carré et des espions malins utilisant leur substance grise plus que les puces électroniques. Un imaginaire  très bien construit, un scénario bien ficelé, une histoire simple et solide.

Mais qu’attend la Paneuropéenne pour acheter les droits et contacter Georges Clooney ?

Selection Grand prix des lectrices Elle 2010

RETOUR D’EXIL D’UNE FEMME RECHERCHEE. Helene Castel ♥

Un acte de barbarie irréfléchi égocentrique, une fuite véritablement miraculeuse autorisant l’apprentissage du don et des autres permettant ainsi l’acceptation humble du prix à payer : la prison. Véritable plaidoyer pour une rédemption toujours possible, sans apitoiement avec lucidité et courage.

Un récit original d’un être singulier à la vie paradoxale.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LAIT NOIR. Elif Shafak.

 

 

Une bonne idée de départ : l’analyse macro et microscopique de la dépression du post partum mais qui vire très vite à la psychose puerpérale mâtinée de schizophrénie. Un imbroglio de « personnages » fictifs piqués à Alix Girod de L’Ain, louchant vers une psychanalyse de bac à sable dans lequel seraient tombées, par le plus grand des hasards et pour une cause totalement inconnue, de véritables icones de la littérature (Doris Lessing, Beauvoir, Kristeva, Woolf…). Tout cela pour expliquer que la maternité n’est pas compatible à l’ « enfantement » littéraire ?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer, n’est ce pas ?

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LE SENS DE LA FAMILLE. A.M.Homes.

 

Une vision réaliste, crue, sans apitoiement ni mélodrame qui pose les questions justes et les multitudes de réponses inhérentes au conflit de « l’adopté » et de « l’adoptant ». Surtout quand les parents biologiques, réapparaissant, posent le problème de l’identité familiale.

Juste interessant

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LILA,ETRE ESCLAVE EN FRANCE ET EN MOURIR. D Torres et JM Pontaut.

 

 

 

 

 

Sujet totalement explosif mais malheureusement les auteurs ont sauté sur toutes les mines et le résultat est une bouillie immangeable. Pourquoi n’avoir pas traité ce sujet en s’en tenant aux faits qui ont suffisamment de puissance et d’horreur et l’avoir transformé en un pseudo-reportage même pas digne d’un élève de CM2.

Copie entièrement à revoir !

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LARKE ET TERMITE. JA Phillips.

 

Un conte fantastique mêlant toutes les vicissitudes de la vie heurtant des êtres fantasmagoriques explosant de vie, moitié ange moitié homme dans un univers hostile à toute quiétude et à toute sérénité. Avec pourtant une innocence et une fraîcheur incomparable. Complètement inattendu et parfaitement réussi

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

 

LE CIEL DE BAY CITY. Catherine Mavrikakis.

 

Un torrent de haine, de hargne, de violence morbide avec un style répétitif comme une mélopée. Un déchainement de mots projetés au fusil mitrailleur d’un univers délirant. L’abolition du cortex supérieur avec une explosion du rhinencéphale signe ce roman onirique inondé d’irréalité et soutenu par une volonté acharnée d’anéantissement absolu. Un cauchemar dont on sort exsangue. De toute évidence un échec total de la psychanalyse !

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

FAKIR. Antonin Varenne ♥

 

Un roman dans lequel on rentre à petit pas presqu’à reculons tant le sujet déroute, dérange et où l’on découvre des personnages, atypiques, marginalisés de gré ou de force mais ne lâchant jamais le fil conducteur de leur vie. L’intrigue policière en est presque secondaire tant les protagonistes nous saisissent dans l’originalité de leur existence, de leur mode de vie et de pensée. L’hémoglobine semblait assurée et curieusement c’est dans l’encre d’un sérum, ô combien plus riche, que l’auteur a mouillé sa plume. Un roman policier curieux, attachant atypique comme ses héros .

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

Haut de Page