Archives pour septembre, 2011

LE TESTAMENT CACHE. Sebastien Barry ♥

 

Livre tendre, romantique, complexe sur l’acceptation d’une destinée morcelée en de multiples petits miroirs reflétant des éclats de mémoires comme un immense puzzle qui se reconstitue lentement sous nos yeux. Aussi doux qu’un rayon de soleil sur la bruyère de la lande et aussi féroce qu’une tempête ravageant les côtes déchiquetées. Lancinant, profond et puissant comme une ballade irlandaise.

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LA FACULTE DES REVES. S. Stridsberg

 

Hallucinant, proprement dément. A n’ouvrir qu’après avoir ingurgité des doses quasi létales de substances  illicites pour espérer un millième de seconde appréhender l’intérêt, certainement  immense, de la vie de l’héroïne, Valérie Solanas. Amis psychiatres à vos marques, Prêt ? Partez !!

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

LES PIEGES DU CREPUSCULE. Frank Tallis ♥

 

Un tandem élitiste dans une Vienne baroque à une période crépusculaire de l’Histoire. Un léger parfum de Conan Doyle.

Une très grande érudition quasi « analytique » donnant l’illusion d’un roman historique où se mêle le sublime et le « trash » en de subtiles partitions jouant sur toute l’étendue de nos cinq sens.

Atypique et envoûtant

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

L’INTRANQUILLE. Gerard Garouste et Joelle Perrignon ♥

Après 100 pages fastidieuses, peut être pour nous convaincre que le talent n’a pas besoin de l’alibi éculé du microcosme familial érigeant la bêtise en dogme universel, ce livre jaillit à la page 105 en un véritable feu d’artifice ; où la sincérité, la simplicité, la véritable personnalité de l’artiste dépouillé de tout son fatras identitaire, nous font toucher la grâce et le talent profond de ce peintre curieusement chéri des Dieux.

Bravo l’artiste !

Sélection Grand prix des lectrices Elle 2010

 

L’AMI DE JEUNESSE. Antoine Sénanque ♥♥♥

Une petite perle dans un écrin discret.

Une vision mélancolique et iconoclaste d’un homme qui a observé, noté, respiré, tremblé, aimé, rejeté un monde médical très dur, envahissant, chronophage, destructeur -tellement vrai- loin des clichés conventionnels et idéalisés et qui met en parallèle une sauvegarde hypothétique et personnelle par une intronisation difficile dans le lieu le plus mythique : la Sorbonne. Et cela grâce à son « ami de jeunesse » aussi solaire que l’auteur est lunaire et qui permettra, peut être, on peut l’imaginer, la transformation de la chrysalide en papillon.

Petite musique triste, lucide mais époustouflante de sincérité et d’exorcisation.

LES DEFERLANTES. Claudie Gallay ♥♥♥

 

Un rythme lent, profond, puissant à l’image de ces « déferlantes » qui peuvent prendre des individus et les rejeter, un jour, sur un rivage, broyés, concassés mais vivants et autres.

Et la violence répétitive des ces lames de fond, tel un ciseau de sculpteur, fait apparaître lentement mais inexorablement le véritable visage de ces personnalités silencieuses drossées par la vie, battues par les ouragans du deuil et de l’absence.

On en ressort trempé, grelottant mais curieusement apaisé comme par un faible rayon de soleil caressant après une tempête.

Sobriété des mots, des personnages contrastant avec une nature omniprésente, bruyante, explosante renforçant leurs intenses fragilités.

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