Après le monde pictural, Metin Arditi se frotte au monde musical avec ce roman sur les doutes et les affres d’un chef d’orchestre adulé,encensé et déifié qui voit son mythe exploser en mille débris par une petite remarque acerbe envers un simple exécutant. Et celui qui fut une véritable idole va voir toute sa créativité, son inventivité et son génie piétinés par ceux qui l’avaient porté au delà des nues et glisser vers une paranoïa aiguë.Hormis le fait qu’Arditi dépeint un personnage propulsé si haut qu’il ne se distingue plus lui même (pathologie fréquente…), il semble que ce phénomène soit contagieux et que l’auteur ait malencontreusement dérapé en osmose avec son sujet.

Metin Arditi semble perdre la maîtrise de son personnage et de son style se faisant bousculer par une folie destructrice et déstructurée qui ne lui ressemble guère. On le préfère plus subtil et plus heureux…