Archives pour avril, 2013

MAPUCHE. Caryl Férey ♥♥

 

image mapuche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la « planète » Zulu son précédent roman, Caryl Férey nous catapulte dans l’Argentine post coloniale, celle des rescapés des juntes militaires qui tentent avec l’énergie du désespoir de survivre aux abominations perpétrées dont les séquelles s’inscrivent jusqu’au plus profond de leurs cellules. Déracinés, chassés de leur terre mère pour son héroïne mapuche, miraculés des geôles des colonels pour son héros argentin, leurs chemins vont se croiser par l’intermédiaire du meurtre sordide d’un travesti retrouvé terriblement mutilé dans le port de Buenos Aires.

Comme dans ses anciens romans, Férey se glisse comme un gant, dans un monde d’ultra-violence qu’il maitrise à la perfection avec une habileté rare ne trébuchant jamais dans le « gore » soutenu par une documentation précise au scalpel du monde dans lequel gravitent ses personnages.

Valeur sure du roman noir, on pourra cependant lui préférer Zulu plus concis, plus « concentré », plus détonant.

LA FRANCE ORANGE MECANIQUE. Laurent Obertone ♥♥♥

image orange mecanique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DOCUMENTÉ.

PERCUTANT.

HALLUCINANT.

A PLEURER (de rage)

LES NUITS BLANCHES DU CHAT BOTTÉ. LE CUISINIER DE TALLEYRAND. J.C Duchon-Doris♥♥

nuits blanches chat botte     cuisinier de talleyrand


 



 

 

 

 

 

 

Jean Christophe Duchon-Doris est président de chambre à la cour administrative de Marseille. Est ce pour échapper à la rigueur et l’austérité de l’emploi qu’il laisse caracoler son imaginaire et nous offre des histoires romanesques en diable ? De ces histoires que l’on attend, enfant, chaque soir comme une récompense  et la promesse d’un sommeil enchanté. De ces historiettes que l’on conserve en soi comme un trésor et qui, plus tard, garde un parfum de « petite madeleine ». Que ce soit dans Les nuits blanches du chat botté (que n’aurait pas renié Charles Perrault), L’embouchure du Mississipy, Les galères de l’orfèvre, son tryptique historico-policier, ou Le cuisinier de Talleyrand  et ses recettes fondantes ou La fille au pied de la croix, Duchon-Doris se délecte en conteur et le fait avec panache, épée à la hanche et fier tricorne sur catogan lacé de satin. Cela sent bon les après midi oubliés, dans la grange, Les Trois Mousquetaires entre les mains, un brin de paille fiché dans les dents sur un sourire ravi. Bien sur le parallèle est facile avec Parot et son Nicolas Le Floch mais ses romans ont la jambe gainée plus légère, le fleuret plus aérien et l’ennui inexistant.

  Et quand le livre se termine notre âme d’enfant chuchote « Encore…. »

   Si Grégoire Delacourt « enchante » la Diva de la LGL (La Grande librairie) ses fauteuils du Corbusier ne rougiraient pas de la présence de ce conteur-né

 

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