Archives pour octobre, 2013

LA GRACE DES BRIGANDS.Véronique Ovaldé ♥♥

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Véronique Ovaldé est une séductrice (ceux qui l’ont vu susurrer « mais je vous en prie, Francois » au Rubempré de la LGL, comprendront..) et celle ci s’exerce jusque dans ses romans. Elle nous attire dans les rets scintillants de son monde fantastique peuplé d’ovnis tellement humains ballotés au gré des courants de son imagination et de sa plume prolixe.

Que ce soit Maria Christina, son héroïne fuyant à l’autre bout du monde sa famille désaxée,Rafael Claramunt  bellâtre  et Nobel de paccotille, Joanne, parturiente célibataire alcoolo-tabagique, la caractéristique fondamentale de Véronique Ovaldé est la tendresse inconditionnelle qu’elle éprouve pour tous ses personnages et ceux ci le lui rendent bien. Serait ce là le secret de tout bon roman ?

Asseyez vous et laissez vous entrainer par cette charmeuse de serpent, sa plume s’affirme, s’étoffe et se maitrise un peu plus à chaque roman.

SOUS LA VILLE ROUGE. René Frégni

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René Frégni est un écorché vif et ses premiers romans, noirs et durs comme l’ébène, avaient leurs propres chants funèbres, leurs musiques sombres bien à eux et leurs histoires désespérées curieusement attachantes.

Si le bon vin se bonifie en vieillissant, ce roman lui, est un tonneau de la pire des piquettes, de celui qui vous visse les écrous salivaires très serrés et vous décape l’oro-pharynx. Tous les poncifs y sont accumulés : du pauvre écrivain génial qui a les mots dans le sang (mais apparemment une très mauvaise circulation) et que ces immondes maisons d’éditions, lieux de dépravation suprême, ne daignent même pas considérer, au représentant grand-guignolesque de ces sus-dite maisons qui se retrouvera taillé à la hache (mais si, mais si…) par le pauvre incompris cherchant désespérément la rédemption entre les quatre cordes d’un ring dans le fin fond d’une banlieue pourrie.

Non mille fois non !

LE CONFIDENT. Hélène Grémillon

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« Cinq prix littéraires, traduit en 27 langues » dixit Folio …

Pour un premier roman, on veut bien faire un effort,Hélène Grémillon n’est pas dépourvue d’imagination et tient serrée le canevas de son histoire : une jeune femme découvre par le biais de courriers réguliers quasi anonymes, le secret de sa conception et la vérité sur sa mère biologique,sur fond de guerre de 39-45, alors qu’elle même s’apprête à être mère.Le suspense est distillé à bon escient pour tous lecteurs naïfs mais le bâti est faufilé à très gros point au fil de trois pouces d’épaisseur pas moins, et l’ensemble laisse un goût de « déjà lu »… mais en beaucoup moins bien.

Passez votre chemin ou relisez les Contes de Maupassant : histoires semblables mais avec le talent et le génie en plus

A la rigueur sur une serviette de plage ….

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