Il en a fait un des plus beaux fleuves du monde : la Loire lui doit ses plus belles pages (Agnès, La boîte à pêche, la Loire et les garçons..), la « grande guerre » son récit le plus poignant (Ceux de 14), la France rurale des années 20 ses plus beaux tableaux (Raboliot, Rrou, Rémi des Rauches, La Dernière Harde, La Forêt Perdue). Maurice Genevoix, un des sabres les plus fins de l’Académie Française,a écrit tant de pages toutes plus éblouissantes les unes que les autres !

Cet opuscule est ,entre tant d’autres, un rubis étincelant : une chronique, un fait divers banal dans un trou provincial d’après guerre mais qui va devenir le théâtre grandiose de toute la lâcheté humaine, la rancune imbécile et tenace, la coalition d’un village contre la victime expiatoire. On peut songer à la magnifique   »Visite de la vieille dame  » de Durrenmätt ou au proche « Rapport Brodeck » de Philippe Claudel.

Comme quoi des thèmes universels, quand le talent s’en empare, peuvent encore toucher au plus profond !

A dévorer. Re-dévorer TOUT Genevoix. Quel émerveillement !