Boualem Sansal utilise une histoire policière pour la forme qui lui permet de traiter un sujet de fond : l’Algérie post coloniale.

Il y dépeint un pays gangréné, pourrissant de toutes parts, corrompu jusque dans ces figues de barbarie ; un pays où la violence, la terreur et le mensonge rythment le quotidien.

Avec un phrasé tout en staccato et larghetto, il nous livre un poème violent, sombre d’une densité étouffante sur une contrée trop aimée et totalement à la dérive

Première oeuvre saluée par le prix du Premier Roman à sa sortie en 99, ce livre atypique laisse exsangue mais avec une conscience aigüe  d’un réel talent