Icône culte des années 80, révélé par 37,2 le matin et Beinex (qui propulsa de la même façon Dellacorta par son film Diva ) Djian  a ravi, enthousiasmé, enflammé une époque funky. Méprisé par l’intelligentsia littéraire jusqu’aux années 90-95 au sommet de son art avec notamment Sotos, c’est, curieusement, quand il a commencé à se mettre en boucle et à verser dans le lourd et le glauque que les lauriers ont fleuri. Privilège de l’âge ? Reconnaissance tardive de la cavalerie ?

« Ho… » n’échappe malheureusement pas à la règle de ses précédents romans. Alors, bien sûr, il y  a toujours l’ »atmosphère Djian » et son phrasé reconnaissable entre mille. Mais se mettre à la place d’une femme (l’héroïne de son roman) et faire dériver un viol vers une relation amoureuse sado-maso (finissant, en plus, par un coup de pelle mortel) risque de faire sauter au plafond les associations de femmes victimes de ce genre de sévices.  Mais bof, comme c’est le copain de Christine Angot … Il est certain qu’un écrivain n’est pas obligé d’avoir vécu une situation pour pouvoir en parler, son imaginaire peut y pallier, mais parfois il y des occasions qui se perdent. Dommage !