Sur un siècle,avec son héros Joseph Kaplan, médecin hongrois, Guenassia nous entraine des fastes moribondes de la Hongrie des années 30 au soleil pourrissant d’une Algérie coloniale et d’un retour à la terre natale profondément dévastée par une emprise communiste. Toute une vie ponctuée de rêves, de mirages, d’amours intenses, d’amitiés profondes et de désillusions violentes dont l’acmé se concrétisera par une rencontre étrange et romanesque avec un certain Ernesto G. revenu de toutes ses chimères et exilé dans un trou de province tchèque.

Guenassia nous avait déjà entrainé dans le Paris des années 50 avec une plume tourbillonnante dans une ronde échevelée de personnages hauts en couleur d’une gaité folle enthousiasmante (Le club des incorrigibles optimistes). Ce roman est plus noir, plus amer même si sa plume reste virevoltante.

Une belle histoire même si l’on peut préférer son précédent roman.