nuits blanches chat botte     cuisinier de talleyrand


 



 

 

 

 

 

 

Jean Christophe Duchon-Doris est président de chambre à la cour administrative de Marseille. Est ce pour échapper à la rigueur et l’austérité de l’emploi qu’il laisse caracoler son imaginaire et nous offre des histoires romanesques en diable ? De ces histoires que l’on attend, enfant, chaque soir comme une récompense  et la promesse d’un sommeil enchanté. De ces historiettes que l’on conserve en soi comme un trésor et qui, plus tard, garde un parfum de « petite madeleine ». Que ce soit dans Les nuits blanches du chat botté (que n’aurait pas renié Charles Perrault), L’embouchure du Mississipy, Les galères de l’orfèvre, son tryptique historico-policier, ou Le cuisinier de Talleyrand  et ses recettes fondantes ou La fille au pied de la croix, Duchon-Doris se délecte en conteur et le fait avec panache, épée à la hanche et fier tricorne sur catogan lacé de satin. Cela sent bon les après midi oubliés, dans la grange, Les Trois Mousquetaires entre les mains, un brin de paille fiché dans les dents sur un sourire ravi. Bien sur le parallèle est facile avec Parot et son Nicolas Le Floch mais ses romans ont la jambe gainée plus légère, le fleuret plus aérien et l’ennui inexistant.

  Et quand le livre se termine notre âme d’enfant chuchote « Encore…. »

   Si Grégoire Delacourt « enchante » la Diva de la LGL (La Grande librairie) ses fauteuils du Corbusier ne rougiraient pas de la présence de ce conteur-né