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Après la « planète » Zulu son précédent roman, Caryl Férey nous catapulte dans l’Argentine post coloniale, celle des rescapés des juntes militaires qui tentent avec l’énergie du désespoir de survivre aux abominations perpétrées dont les séquelles s’inscrivent jusqu’au plus profond de leurs cellules. Déracinés, chassés de leur terre mère pour son héroïne mapuche, miraculés des geôles des colonels pour son héros argentin, leurs chemins vont se croiser par l’intermédiaire du meurtre sordide d’un travesti retrouvé terriblement mutilé dans le port de Buenos Aires.

Comme dans ses anciens romans, Férey se glisse comme un gant, dans un monde d’ultra-violence qu’il maitrise à la perfection avec une habileté rare ne trébuchant jamais dans le « gore » soutenu par une documentation précise au scalpel du monde dans lequel gravitent ses personnages.

Valeur sure du roman noir, on pourra cependant lui préférer Zulu plus concis, plus « concentré », plus détonant.