image les orphelins de dieu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, inconsciemment, la main se tend vers une pile au milieu de tant d’autres et saisit un titre, une couverture avec un léger frémissement, un sentiment de « pépite » et, dès les premières lignes de l’incipit, la certitude de l’orpailleur du filon prometteur. Et quand la promesse est tenue, quel bonheur !

Marc Biancarelli n’en est pas à son coup d’essai mais n’avait publié qu’en langue corse et l’on ne remerciera  jamais assez ses traducteurs, dont Jérôme Ferrari, de nous avoir livré ses trésors, notamment pour Murtoriu.

Il existe un souffle épique formidable chez ces oubliés de Dieu, véritables mercenaires de Mnémoch, une mélancolie noire et profonde, un souhait de rachat improbable dans un dernier acte vengeur et réhabilitateur. Tout y est :  la candeur et l’innocence, l’abomination, la bestialité, la fatigue de la vieillesse, l’illumination de la rédemption, la pudeur et la cruauté.

Magistral. TRES BON roman. A lire +++

Encore un nouveau pur-sang chez Actes Sud qui en a indéniablement la plus belle collection !